De Nobel aux ballets suédois

Alfred Nobel, visionnaire et pacifiste

Inventeur de la dynamite et dépositaire de centaines d'autres brevets, parlant plusieurs langues, Alfred Nobel a été un des premiers inventeurs et industriels européens. C'était aussi un idéaliste et un pacifiste. En 1895, il rédige son testament à Paris sur un bureau que l'on peut voir au Cercle suédo-norvégien. Il lègue sa fortune (33 millions à l'époque) en instituant cinq prix : physiologie et médecine, décerné par l'Institut Karolinska de Stockholm, physique et chimie, attribués par l'Académie des sciences, littérature, décerné par l'Académie suédoise et prix de la paix, choisi par le parlement norvégien (à l'époque, la Norvège était encore liée à la Suède par l'Union).

Ces prix ont acquis aujourd'hui une importance considérable, de par le sérieux qui préside au choix des experts et de par l'importance de la somme attribuée, car les trente trois millions du début ont été fort bien gérés par la Fondation Nobel.

Les Ballets suédois au Théâtre des Champs-Elysées

L'irruption de la Compagnie des Ballets suédois à Paris, au théâtre des Champs-Elysées en 1920, fit sensation. Réunis autour du chorégraphe Rolf de Maré, une nébuleuse de talents - Cocteau, Cendrars, Fernand Léger, Bonnard, Nils Dardel, Eric Satie, Strawinski, René Clair, Darius Milhaud - mêlent la danse au drame parlé, comme dans les Mariés de la Tour Eiffel, à la peinture avec la Création du monde, en des audaces qui attiraient le tout-Paris.

Navigation

Top